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Comment bien débuter dans le BDSM (bondage et sadomasochisme) ?

Conseils Sexo | 1 septembre 2018 | par Espace Libido

Cet article est écrit par Relevant Flesh – 38 ans et soumise depuis deux ans à son Maître, mariée et polyamoureuse.

Comment bien débuter dans le BDSM

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Le BDSM est un terme qui rassemble les pratiques dites «kinky» de Bondage, Discipline, Domination/Soumission, Sadisme/Masochisme (donc «BDDSSM», devenu BDSM). Le fétichisme est souvent aussi associé, voire inclus dans le BDSM (le fétichisme c’est le fait d’être excité par des matières, des objets ou des parties du corps spécifiques). Il y a plein de degrés auxquels ont peut s’adonner au BDSM, et pleins de types de personnes pratiquant des activités kinky. On a souvent des images d’Épinal en tête (la dominatrice bardée de cuir noir, fouet à la main, le soumis nu qui lèche les pieds…), mais la réalité est plus complexe. Voici quelques réponses à des questions que vous pourriez vous poser.

 

Le BDSM me fascine mais je n’ai pas d’expérience, où puis-je m’informer pour comprendre ce que je recherche et savoir si c’est pour moi?

Je recommande la lecture des ouvrages de Dossie Easton et Janet Hardy (autrice de La Salope Éthique, référence sur le polyamour) : L’Art De Dominer et L’Art De Se Soumettre. La fiction peut aussi vous dire beaucoup sur ce qui vous excite. Évitez 50 Nuances, qui donne une vision faussée du BDSM pour préférer Ma Reddition de Toni Bentley ou Journal Intime d’une Femme Soumise de Sophie Morgan. Fetlife est un site anglophone (même s’il y a des groupes français) où on peut trouver de tout (y compris beaucoup de bêtises, comme le veut internet…) mais rien que pour la quantité de photos et de gens aux pratiques diverses, ça vaut le coup d’y faire un tour.

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Comment rencontrer des adeptes du BDSM ?

Les “Munches” sont des rencontres souvent mensuelles ayant pour but de réunir des kinksters pour échanger sur le sujet. Renseignez-vous sur internet pour savoir s’il y en a dans votre ville. Fetlife recense pas mal d’évènements de ce type. Sachez que si le BDSM vous séduit, rencontrer un partenaire de jeu n’est pas toujours aisé, quant à un partenaire sur le long terme (un maître ou un soumis par exemple) c’est aussi difficile que de rencontrer l’âme sœur, alors patience ! Si vous êtes en couple et que votre partenaire est partant·e, alors expérimentez ensemble !

 

Je suis jeune, est-ce un problème ?

Les gens majeurs de tous âges sont bienvenus dans le milieu. Le jeune âge peut toutefois rendre méfiants les gens expérimentés, et a contrario attirer les prédateurs. Ce qui compte avant tout c’est le discours de la personne. Veillez à savoir expliquer ce qui vous attire dans le kink, donner vos limites, ou simplement poser des questions. C’est normal de se chercher un peu, à tout âge. Du coup, c’est peut-être une bonne idée d’attendre de comprendre un peu ce qu’on recherche, ce qu’on a envie d’expérimenter.

 

Est-ce que j’en parle autour de moi ?

Il est préférable d’attendre de savoir ce que le BDSM nous apporte si on veut en parler à ses proches. Il faut savoir mettre des mots dessus. Si vous avez des problèmes de santé, il peut être intéressant d’en parler à votre médecin, si vous vous faites fouetter, par exemple. Aussi, les marques laissées peuvent faire peur, il faut réussir à expliquer que c’est consensuel afin de rassurer son entourage. A contrario, je recommande d’éviter de montrer ses marques à des personnes non averties (piscine, salle de sport…). Elles peuvent choquer ou laisser croire à des maltraitances non consenties.

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Comment discuter de tout ça avec un·e partenaire de jeu potentiel·le ?

On peut trouver sur internet des questionnaires BDSM tout prêts avec des listes de pratiques, qu’on peut remplir avec de nouveaux partenaires pour connaître les envies et les limites de chacun. Je pense que les gens pratiquant le BDSM sont plus sensibles au consentement que la moyenne, mais rien en remplace la communication. Il faut pouvoir se parler de tout quand on joue ensemble, surtout des choses gênantes ou taboues. La communication est essentielle !

 

Est-ce que je dois avoir envie de tout faire ou de tout essayer ?

Non ! D’une part les envies changent en fonction du partenaire ou de l’expérience, et on se découvre petit à petit avec la pratique.  Il est primordial de savoir dire « non ». Et c’est une des choses les plus difficiles dans la vie. Réfléchissez à une pratique qui ne vous tente pas du tout et demandez vous si vous êtes capables de refuser, y compris dans le feu de l’action. Et assurez-vous que la personne en face respectera votre « non », même si elle vous domine.

 

Qu’est-ce qu’un safeword?

C’est un mot de sécurité qui permet de signaler un problème. Le jeu intense peut plonger dans des états seconds (« subspace » ou « topspace ») où parler devient difficile. Choisissez un mot court, facile à prononcer et éventuellement un geste, si vous vous faites bâillonner par exemple. Le safeword permet d’être sûr que le jeu ne va pas trop loin, que la personne soumise reste consentante. Parfois on peut pleurer pendant le jeu, et ça peut être agréable. Le safeword aide à faire la part des choses. Certains utilisent les safewords “vert”, “orange” et “rouge” pour signifier si c’est tranquille, s’il faut ralentir, ou arrêter. Dire le safeword, ça peut être très dur. On interrompt une séance, on a peur de décevoir. C’est normal, mais on n’est pas là pour se faire du mal pour de vrai.

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Si je n’aime pas la douleur, puis-je être soumis ? Et si j’aime aussi les câlins ?

On peut tout à fait aimer être humilié mais ne pas vouloir de douleur. On peut inversement être masochiste mais pas soumis. Il ne faut pas s’emprisonner d’étiquettes, la richesse humaine c’est ce qui rend le BDSM fascinant. Les gens qui aiment simplement jouer avec des menottes et mettre des fessées sont tout aussi légitimes que ceux qui veulent un esclave en permanence chez eux. On peut être sadique mais pas intéressé par la domination, voire sadique et soumis, pourquoi pas, on peut être switch (aimer adopter différents rôles selon les moments), on peut associer BDSM et sexe ou pas… Et oui, les câlins ont leur part intégrante dans le BDSM. Après une séance intense, on a souvent besoin de réconfort, aussi bien la personne dominante que soumise. Un câlin, un film, un petit thé, du sexe tout doux… chacun son truc !

 

Une personne soumise doit-elle tout accepter de la personne qui domine ?

J’ai rencontré des personnes assez perdues dans des relations BDSM compliquées… L’essentiel à se rappeler, surtout quand on débute, c’est que même dans la soumission, on reste une personne à part entière, avec des émotions, des incertitudes, un vécu et une personnalité, tout simplement. La personne qui domine a le droit d’avoir des doutes aussi. Le BDSM est très codifié et fascinant, mais ne cherchez pas à reproduire ces codes au dépend de votre épanouissement. Rien n’est obligatoire. Ne culpabilisez pas de votre inexpérience ou de vos incertitudes. Elles ne justifient pas qu’on vous mette la pression pour accepter des choses que vous ne comprenez pas ou dont vous doutez. Au contraire.

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Peut-on être féministe et kinky ?

Un peu oui ! Vivre sa sexualité pleinement est un acte intrinsèquement féministe, selon moi. Être soumise dans un cadre BDSM ne veut pas dire être soumise dans la vie. On peut également être un homme déconstruit et aimer dominer les femmes dans ce cadre. Le principe même du BDSM repose sur le consentement mutuel. On met en scène des fantasmes ou des pulsions dans un cadre contrôlé, sain et safe.

 

C’est cher de se mettre au BDSM ?

Même s’il n’y a véritablement pas besoin de costumes ou d’accessoires pour pratiquer le BDSM (ça se passe avant tout dans la tête), on est souvent vite séduits par l’esthétique particulière (et se métamorphoser en quelqu’un d’autre pour jouer peut être très libérateur), et les mille jouets qui permettent de pimenter vos ébats.

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Photos par Relevant Flesh avec les produits de notre catalogue. Retrouvez-la sur son compte Twitter : @relevantflesh

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